En bref
- Les intégrations Bluetooth sont gratuites et rapides, mais dépendent de la portée et d’un adaptateur ou d’un proxy Bluetooth près du pack.
- Un ESP32 avec ESPHome est la voie la plus souple, si câbler, flasher et entretenir du YAML ne vous dérange pas.
- Un boîtier RS485 filaire troque la souplesse contre un appareil fini, en lecture seule, avec écran, découverte MQTT et historique.
Dès qu’un pack JK fait tourner vos soirées, vous voulez ses cellules dans Home Assistant : des automatisations autour de l’équilibreur, une notification quand une cellule dérive, une courbe à côté de votre production solaire. Trois voies sont courantes. Aucune n’est mauvaise ; elles conviennent à des profils différents.
1Une intégration Bluetooth
Les cartes JK parlent Bluetooth avec l’application JK, et des intégrations communautaires lisent les mêmes données depuis Home Assistant, via un adaptateur Bluetooth ou un proxy Bluetooth ESPHome placé près du pack. Cela ne coûte rien et prend quelques minutes quand ça marche. Les limites sont physiques : armoires métalliques et murs coupent la portée, la connexion décroche, et le BMS n’accepte en général qu’un client Bluetooth à la fois, si bien que l’application JK et Home Assistant peuvent se le disputer.
2Un ESP32 avec ESPHome
Une carte ESP32, flashée avec ESPHome et un composant communautaire pour JK, lit le BMS en Bluetooth ou par un fil, via un adaptateur RS485 ou UART. C’est la voie la plus souple : chaque valeur devient un capteur, et vous pouvez ajouter votre propre logique. En échange, vous soudez ou sertissez, flashez, écrivez et entretenez du YAML, et tenez le composant à jour au fil des firmwares JK. Pour qui aime ça, difficile de faire mieux.
3Un boîtier RS485 filaire
JK BMS Monitor prend la voie filaire sans l’atelier : un câble RJ45 dans une prise RS485 libre d’un JK BMS série onduleur, une alimentation USB-C, votre Wi-Fi. Entrez votre broker MQTT et Home Assistant crée l’appareil tout seul, avec un capteur par cellule, l’écart entre cellules, le courant d’équilibrage, la température des MOS et les alarmes. Il n’écrit jamais dans le BMS. Il a aussi son propre écran, une API JSON locale pour Node-RED ou Jeedom, et un Cloud gratuit avec historique et alertes e-mail, qui fonctionnent même si Home Assistant est arrêté.
Laquelle pour vous ?
| Si vous voulez | Choisissez |
|---|---|
| Gratuit, et le pack est à portée de Bluetooth | Une intégration Bluetooth |
| Tout contrôler et vous aimez construire | Un ESP32 avec ESPHome |
| Brancher, lecture seule, un écran et un historique sans serveur à vous | Un boîtier RS485 filaire |
Des automatisations utiles, quelle que soit la voie
- Écart entre cellules au-dessus de 40 mV près de la pleine charge : une notification pour vérifier l’équilibrage.
- Température des MOS au-dessus de 55 °C : un ventilateur sur une prise connectée.
- Cellule la plus basse sous 3,05 V la nuit : délester les plus gros appareils avant que le BMS ne coupe le pack.
- Équilibrage terminé et pack au-dessus de 98 % : allumer le chauffe-eau.
La page Home Assistant liste tous les capteurs créés par le boîtier, avec leurs noms.
Questions fréquentes
Puis-je utiliser l’application JK et Home Assistant en même temps ?
Avec un boîtier RS485 filaire, oui : l’application garde le Bluetooth et le boîtier utilise le câble. Avec une intégration Bluetooth, le BMS n’accepte souvent qu’une connexion à la fois, et les deux doivent alors se relayer.
Le boîtier RS485 demande-t-il ESPHome ou du YAML ?
Non. Il publie en MQTT avec la découverte Home Assistant : l’appareil et ses capteurs apparaissent seuls. Une API JSON locale est là pour les autres outils.